Ressources humaines

Congés pour événement familial, prime… Ces avantages que votre employeur doit vous accorder

Ces avantages que votre employeur doit vous accorder

Le Code du travail oblige les employeurs à octroyer certains avantages sociaux à leurs effectifs. Cependant, les salariés ne sont pas toujours au courant de leurs droits. Les voici.

Des congés pour événements familiaux

Pas besoin de poser des congés pour passer la bague au doigt de votre bien-aimé, votre employeur doit vous offrir des jours de congé. Le Code du travail définit une liste d’événements pour lesquels les entreprises sont tenues d’accorder des congés, qui s’additionnent à vos congés payés classiques et qui n’entament pas votre rémunération.

Si un salarié se marie ou se pacse, il a ainsi droit à au moins quatre jours de congé. « Votre employeur ne peut pas vous en priver. Et votre convention collective ou votre accord d’entreprise peuvent prévoir davantage de jours que ceux prévus par le Code du travail », explique Marion Ledéan-Durel, juriste et experte en ressources humaines.

Si l’enfant d’un collaborateur se marie, ce dernier peut s’absenter au moins une journée. Autre cas de figure : si le conjoint du salarié, un parent, beau-père ou belle-mère, un frère ou une soeur décède, l’employé bénéficie de trois jours off.

Ces employeurs qui vont plus loin: « De plus en plus d’entreprises offrent des congés payés aux parents si leur enfant est malade. Each One, entreprise qui accompagne des personnes réfugiées vers l’emploi, accorde même une journée en cas de divorce ! » observe Sandrine Dorbes, auteure du livre « La rémunération n’est pas qu’une question d’argent » (paru en février 2025 aux éditions Dunod).

Au moins la moitié de l’abonnement de transports domicile-travail

Si le salarié se rend au travail en utilisant un abonnement aux transports (SNCF, RATP…) ou un abonnement de service public de location de vélo (Vélib’ à Paris, par exemple), son employeur doit prendre en charge au moins la moitié de ces frais d’abonnement. En revanche, cela ne fonctionne pas avec les billets pris à l’unité.

Au moins la moitié des frais de mutuelle

Les employeurs doivent faire bénéficier à leurs salariés une mutuelle santé, qu’ils financent au moins pour moitié. C’est à l’entreprise de choisir l’organisme d’assurance. Tous les salariés y sont éligibles (y compris ceux en CDD), peu importe leur ancienneté dans l’entreprise.

Ces employeurs qui vont plus loin : des entreprises prennent en charge plus de la moitié des frais de mutuelle, voire la totalité. Et pour améliorer la santé et le bien-être de leurs salariés, certaines offrent d’autres prestations. Par exemple, des cours de sport sur le lieu de travail.

Un contrat de prévoyance

En France, les cadres bénéficient obligatoirement d’une garantie prévoyance en cas de décès, payée par leur employeur. « Dans les faits, même ceux qui ne sont pas cadres en bénéficient souvent », constate Sandrine Bordes. Vous ne savez pas si vous y avez droit ? Direction votre contrat de travail, où cela doit être mentionné si tel est le cas. Si oui, en cas de décès, une somme sera versée à vos ayants droit. Son montant dépend du contrat souscrit par votre employeur.

Ces employeurs qui vont plus loin : le contrat prévoyance peut aussi couvrir les cas d’invalidité ou d’incapacité de travail. Imaginons que vous vous soyez blessé en vacances et que vous ne puissiez pas travailler pendant un an. Si votre entreprise a souscrit un contrat de prévoyance pour invalidité, l’organisme de couverture pourra vous verser une somme en plus de celle qui vous sera accordée par la Sécurité sociale pour maintenir une partie de votre salaire. « La prévoyance est un sujet méconnu par les salariés et pourtant, en cas de gros pépin de santé, elle peut beaucoup influer sur votre rémunération ! » souligne Sandrine Dorbes.

Une prime de participation

Cette prime consiste à redistribuer une partie des bénéfices de l’entreprise aux salariés et est toujours mise en place dans les entreprises d’au moins 50 collaborateurs. Le montant de la prime est calculé chaque année, en fonction des bénéfices de l’entreprise. Dans certaines entreprises, tous les salariés reçoivent le même montant. Dans d’autres, celui-ci varie selon le salaire et l’ancienneté. Une fois la prime perçue, les salariés ont deux options : la toucher et en profiter immédiatement, ou la placer sur un plan d’épargne entreprise.

« Parfois, en entretien d’embauche, des employeurs vont dire au candidat qu’il aura droit à une prime de participation qui correspondra à telle somme. Mais attention : d’une année à l’autre, selon les résultats de l’entreprise, le montant peut sensiblement varier, et notamment à la baisse ! », met en garde Sandrine Dorbes.

Un dispositif de partage de la valeur

Depuis janvier 2025, les entreprises de 11 à 49 salariés doivent mettre en place un dispositif de partage de la valeur si elles ont réalisé un certain bénéfice. Différentes options s’offrent à elles : lancer un accord d’intéressement ou de participation, abonder un plan d’épargne salariale (PEE, PEI, Perco ou Pereco) ou verser une prime de partage de la valeur (PPV). « L’objectif avec cette mesure, c’était de généraliser le partage des bénéfices, encore trop concentré dans les grandes entreprises », précise Sandrine Dorbes.

Sa dernière recommandation aux salariés ? Avant de signer un contrat de travail, regardez l’ensemble du package salarial (avec les avantages sociaux obligatoires et facultatifs), pas seulement le salaire. « Certains quittent leur emploi pour un autre mieux payé, mais si ce dernier comprend moins d’avantages (titres restaurant, Chèques-Vacances…), le départ n’est pas toujours aussi intéressant que prévu. »

Par Chloé Marriault

 

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